Tous les coups de coeur de la rédaction

Phénomène

Paris brûlera-t-il sous la Chicha ?

Les sons de Lima résonnent dans certains clubs de la capitale. Depuis quelques années, la chicha tentent de pigmenter les automnes et les hivers parisiens. La Chicha ? La musique tropicale péruvienne qui commença à se développer à partir de 1968, axée sur la guitare électrique et une section rythmique afro-caribéenne typique (basse, timbales, conga et bongo). Certains la résument comme une sorte cumbia psychédélique. Bref, un mélange du genre fumeux sur le papier, mais qui ne l'est pas quand débutent les premières mesures.

Fondateur du label barbès Record (nom de son club à Brooklyn) et leader de feu le groupe new-yorkais Chicha Libre, Olivier Conan - en archéologue ès-vinyle (ou "crate digger") - a exhumé des disquaires et des marchés de CD piratés péruviens tous ces sons que l'on croyait perdus. Sa première compilation, "Roots of Chicha", est sortie il y a dix ans, redistribuée depuis juin dernier par Differ-Ant. Preuve que cette musique trop souvent qualifiée d'exotique est sortie des frontières du Pérou, Barbès Record sort le 13 novembre le nouvel EP d'un groupe de chicha d'Arizona, Xixa (anciennement Chicha Dust, bref des adeptes de la solution de facilité). Intitulé "Shift a Shadow", ce disque propose un joyeux bazar de chicha psyché-rock explosive. Une musique à cocktails, définitivement.

A écouter
- Xixa, "Shift & Shadow" (Barbès Record)
- Chicha Libre, "Canibalismo" (Barbès Records/Crammed Discs)
- The Roots Of Chicha - Psychedelic Cumbias From Peru (Barbès Records/Differ-Ant)

—  Ben

Retour