Ils ont attaqué la maison Bataclan. Nos foyers, nos terrasses de cafés et de restaurants, le Carillon, La Belle Epoque, le Petit Cambodge, la Casa Nostra, le Stade de France... Ils ont frappé aveuglément nos lieux de vie, massacrant des amis, des confrères, des spectateurs réunis autour d'une passion commune et l'envie de faire simplement la fête. "C'est la première fois que le spectacle est attaqué en France de manière aussi frontale", a déploré Stéphane Lissner, patron de l'Opéra de Paris. Renaud Barillet, président du Réseau MAP, "peine à croire que notre ville et notamment ses établissements de musique et de spectacle puissent être ainsi précipités dans cette tourmente et deviennent des lieux de danger." Etat d'urgence oblige, plusieurs groupes de rock ont annulé leurs concerts, tels U2, Motörhead et les Foo Fighters. Mais sur les réseaux sociaux, les fans de musique se mobilisent contre l'obscurantisme et refusent qu'on leur fasse baisser le son. A Paris, la musique résonne déjà à nouveau : samedi après-midi, un pianiste rendait un émouvant hommage aux victimes en jouant "Imagine" de John Lennon face aux portes du Bataclan. Nous serons là quand elles rouvriront.
Dimanche 15 novembre, 12 heures.