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Café-concert : Woods Trinidad Legend

Woods Trinidad Legend en concert à La Bellevilloise samedi 19 juillet 2025.

  • Samedi 19/07/2025 à 20:00

La Bellevilloise

21 rue Boyer 75020 Paris

Paris 20e arrondissement

MGambettaM 3bM 3

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Gratuit !

Le demi est à 3,90 €

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À propos

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Le pianiste et compositeur Wilfred Trevor Woodley alias Woods vient au monde en 1934 à Point Fortin, sur l’île antillaise de Trinidad. Sa mère est professeur de piano mais gère également une scierie. Quant à son père, dont on ne sait pas grand chose, c’est un musicien influencé par Fats Waller et Art Tatum. En 1940, alors que débute la seconde guerre mondiale, Woods se distingue déjà lors de concerts dédiés aux soldats anglais blessés au front. En parallèle, les steel drums se développent un peu partout sur l’archipel. Héritières de l’emblématique tamboo bamboo, ces percussions à la musicalité incroyable sont accordées par les tuners, à partir de barils utilisés par les raffineries de pétrole du secteur.

Dans les années 50, Woods débarque en Europe. On le dit en Allemagne, au sein de clubs ou sur les bases militaires alliées. Le virtuose va ensuite connaitre une destinée incroyable en épousant, en 1960, Juliet Priscilla Mary Duncombe. Fille de militaire et dignitaire britannique, celle-ci incarne, de par ses choix conjugaux, une ouverture d’esprit proverbiale. Singulier, cet épisode fait naturellement écho à la baronne Pannonica de Koenigswarter et à son soutien au milieu jazz américain. Durant cette décennie, Woods affirme son talent à Notting Hill, le quartier afro-caribéen de Londres où il côtoie son compatriote Michael X. Malheureusement, les contacts glanés avec le tissu artistique ambiant ne profitent pas au musicien trinidadien qui souffre d’instabilité chronique.

L’après-68 sonne tel un appel : Woods met le cap à l’Est et découvre le Proche-Orient puis l’Inde. Il joue ensuite en Suède mais termine en prison après avoir été condamné suite à une bagarre. Il intitule d’ailleurs un de ses thèmes « Kumla », d’après la maison d’arrêt scandinave où il purge sa peine. Dans les années 80, Woods retourne à Trinidad. Il rencontre le contrebassiste et arrangeur Earl Rodney et un jeune joueur du steel drum du nom de Jason Baptiste. En 1990, le sort s’acharne sur le pianiste : il a les deux jambes broyées par un camion, lors d’une tentative de coup d’État à Port of Spain. Au mitan de cette décennie, il découvre qu’il a une fille en Israël et part là-bas muni d’un visa touristique. Désormais handicapé, Woods trouve toutefois un relatif équilibre en Terre Sainte. Sur place, il est hébergé par Ben Danzig et crée différents morceaux pour le groupe Kalja (soit les premières syllabes des mots calypso et jazz).

À Tel Aviv, il fusionne notamment les rythmes découverts lors de ses voyages successifs avec les musiques improvisées. Woods retrouve finalement Trinidad en 2008 et décède deux ans plus tard, en léguant une production riche mais méconnue.

18h30 : ouverture des portes
20h : début du concert

La réservation est vivement conseillée.

2€ par personne s’ajoutent à l’addition si vous dînez pendant le concert.

Les artistes

Woods Trinidad Legend

" Wilfred Trevor Woolley «Woods» était un pianiste de Trinidad. De parents et grands parents pianistes, il commence à jouer du piano à l'âge de quatre ans, à dix ans, Woods joue déjà au niveau professionnel.

Il quitte Trinidad pour aller à Londres à la fin des années 50 pour rejoindre la scène de Jazz Calypso de Notting Hill. Il fait vite la connaissance de Michael De Freitas, aussi connu sous le nom de Michael X pour son combat local pour la cause du Black Power en ces temps de racisme.

Woods joue pour lui dans sa résidence de Pewis Square. Michael De Freitas, dans son autobiographie décrit la scène musicale de l’époque comme une « progression naturelle de l'agitation de la rue ». La vie de Woods fut mouvementées. Cela le conduit en prison, et à fuir l’Angleterre. Il fuit en Suisse, pendant deux ans, puis se dirige vers Paris à la fin des années 70. Il joue dans les clubs de Jazz de Montmartre av. sebastopol et rue st dénis .

En ces temps de libération, avec un ami, il arpente l’Europe en deux chevaux. De la Turquie, jusqu’à la route de la soie en Inde, en passant par l’Afghanistan et l’Himalaya. Il voyage au Maroc, en Suède pendant deux ans, puis s’installe en Allemagne et intègre un groupe de professionnel. Ils jouent ensemble, effectuent des tournées, mais joue surtout pour des soldats dans des bases de l’armée américaine en Europe.

Dans les années 80, il retourne à Trinidad. Hélas, pendant une tentative de coup d’état le chaos se répand à Port d’Espagne. Un camion le renverse dans une rue et écrase ses deux jambes.

Quand les médecins réussissent à sauver une de ses jambes il répond : « tant que je peux jouer du piano, tout va bien ». A la fin des années 90, il découvre qu’il a une fille, à Tel Aviv. Il a 60 ans, et c’est sa dernière et sa plus productive période de création. Il est très malade et se déplace en fauteuil roulant depuis son accident. Il forme alors le groupe « Kalja »,

pour composer la musique unique de Woods. Un mix de musique oriental,indien,avec du Jazz Calypso en gardant les spiritualisme comme base . Entre 1998 et 2008 il compose des centaines de morceaux.

Woods retourne une dernière fois à Trinidad en 2008. Il y restera deux ans, avant de disparaitre et de laisser cinq enfants. Les personnes qui le connaissait le décrivait comme terriblement honnête, mais aussi comme un véritable ami et un mentor. Woods n’a jamais enregistré d’album en studio, il n’a jamais voulu publié officiellement sa musique en masse. Il a toujours joué pour les gens et n’a jamais recherché la fortune ou la gloire.

Woods, le groupe, cherche aujourd’hui à préserver les compositions de Woods, en les jouant et en faisant survivre le légende. "

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La Bellevilloise

21 rue Boyer 75020 Paris

MGambettaM 3bM 3 à 612m

MMénilmontantM 2 à 681m

MJourdainM 11 à 791m

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